La banque nationale d’Éthiopie prévient que le bitcoin est illégal

Dernière mise à jour: 7 juin 2022

La Banque nationale d’Éthiopie (NBE) écrit dans un communiqué que toutes les transactions dans le pays doivent être effectuées avec le Birr, la monnaie locale. Cela fait (ou maintient) du bitcoin un moyen de paiement illégal.

Ethiopie

Il existe des exceptions, si elles sont autorisées par les banques. Il est spécifiquement indiqué que l’utilisation du bitcoin est contraire à la loi. Le média éthiopien Addis Standard rapporte que le bitcoin est considéré comme illégal dans ce pays africain.

La NBE reconnaît que l’utilisation du bitcoin et d’autres crypto-monnaies devient plus accessible. Toutefois, il prévient qu’il n’a jamais autorisé l’utilisation des crypto-monnaies. En outre, ils préviennent que ceux qui les utilisent peuvent s’attendre à des répercussions.

Il y a aussi des arguments : les crypto-monnaies seraient parfaites pour “cacher” de l’argent illégal. Elles seraient également utilisées pour le blanchiment d’argent et les “transactions financières non autorisées”.

La station de radio Sheger 102.1 FM déclare ce qui suit à propos des déclarations de la banque centrale :

“On est conscient de l’illégalité de cet acte. Nous vous exhortons à le signaler à la Banque nationale et aux services répressifs compétents.”

Transferts d’argent

En Éthiopie, aucun “transfert d’argent” n’est autorisé sans l’approbation de la Banque nationale. Tout cela est expliqué dans la proclamation sur le système de paiement n° 718/2003.

Comme la Banque nationale d’Éthiopie ne reconnaît pas l’utilisation de la monnaie virtuelle, celle-ci est considérée comme illégale.

Le bitcoin est un concurrent des banques centrales : la création monétaire est hors de portée des banquiers, ce qui crée donc un intérêt opposé. Cette vision des crypto-monnaies n’est donc pas très folle.

Fait remarquable, on a appris en début de semaine qu’Octagon Networks, une société de cybersécurité opérant principalement depuis la capitale éthiopienne Addis-Abeba, est passée au standard bitcoin.

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  • I first came into contact with Bitcoin in 2017 - and since then, the topic of cryptocurrencies has never left me. For this reason, I have also made BTC & Co. part of my profession and write as a freelance author for crypto publications.

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